11.10.2007
La politique lilloise des bibliothèques de quartier à Lille
Avec cet article, je crois que je ne vais pas me faire des amis mais bon, j'ai toujours pensé que la critique positive faisait avancer les choses tant qu'elle ne cédait pas à la mauvaise foi éhontée.
Aujourd'hui donc, cher lecteur, je vais vous parler de la bibliothèque municipale de Lille ou plutôt, pour être plus exact, des bibliothèques municipales de Lille. En effet, la ville de Lille, depuis que j'y suis (plus de quinze ans) a une politique de quartier en matière de bibliothèque. En clair, chaque quartier a sa bibliothèque. Evidemment, ça c'est la théorie. En pratique, tout dépend d' où vous habitez. Si vous habitez Lille Saint Maurice Pellevoisin, vous n'aurez pas de bibliothèque vu que la bibliothèque de quartier se trouve assez loin à Fives. Par contre si vous habitez le centre de Lille, vous n'aurez pas trop à marcher pour emprunter soit à la bibliothèque du Centre soit à celle du Vieux-Lille. Cette politique de quartier est donc à nuancer ...
On pourrait penser que la bibliothèque du Centre soit celle qui offre le plus de choix, ce n'était d'ailleurs pas complètement faux autrefois. Mais depuis qu'elle s'est offerte un petit lifting (photo ci-contre), en fait la bibliothèque est plus aérée mais ... offre beaucoup moins de choix. Les livres ont été en partie renouvelés mais ce renouvellement a préféré l'espace à la quantité de livres proposés. C'est vrai qu'autrefois (il n'y a pas si longtemps d'ailleurs), on passait difficilement à deux dans un même rayon. Mais ce désagrément avait l'avantage d'être dû au nombre de livres. A présent, on respire mais on a moins le choix ... Passons.
A l'étage (je parle toujours de la bibliothèque du centre de Lille) vous pouvez consulter les périodiques et plein de livres. C'est un endroit très apprécié à Lille par tous ceux qui cherchent un endroit calme pour travailler. Là où par contre il y a du gâchis c'est qu'ils ont en stock tout un tas de livres normaux, qu'on pourrait emprunter dans n'importe quelle bibliothèque universitaire. Mais à Lille, on ne peut que le consulter. En fait, les livres que l'on peut emprunter sont de l'ordre du grand public: policier, science-fiction, beaucoup de romans et puis tout le reste (le choix étant, j'insiste là dessus, réduit même dans le domaine grand public).
En fait ce qui se passe, je pense, c'est que Lille étant une ville universitaire, la plupart de la population estudiantine se tourne de préférence vers les bibliothèques universitaires qui, à la différence des bibliothèques municipales, sont payantes (ci-contre la photo de la B.U. de lille 3). Toute personne qui a soif de lectures plus élevées que Nothomb ou Jacq doit ainsi se résoudre à prendre plutôt une carte à Lille 3 où - cherchez l'erreur - il trouvera plus de romans grand public que dans sa bibliothèque de quartier (à supposer qu'il en ait une d'ailleurs, s'il habite saint Maurice Pellevoisin, il doit prendre le métro et entre la petite bibliothèque de fives et la grande de Pont de Bois, il n'y a que quelques arrêts en plus).
Là où cette politique de quartier aurait pu être beaucoup plus ambitieuse (mais ne l'est pas en réalité), c'est qu'on aurait très bien pu imaginer ne trouver dans le Vieux-Lille que des policiers et de la science-fiction (mais avec beaucoup de choix), au Centre que des romans, à Fives que des essais ...etc. Chaque bibilothèque étant spécialisée (mais rappelons que la carte gratuite pour les lillois permet d'accéder à toutes les bibliothèques), voilà qui aurait forcé tout le monde à se déplacer un peu partout dans Lille selon son humeur du moment. Au lieu de ça, on peut trouver le même livre dans cinq bibliothèques différentes ou à l'inverse n'avoir qu'un exemplaire dans une seule bibliothèque.
Pour résumer, en matière de bibliothèque municipale, l'offre existe mais pour une ville qui fait de la culture une priorité, elle est quand même décevante et les lillois en sont souvent réduits à acheter leur livres (rappelez-vous j'avais fait un article autrefois où j'expliquais que même mettre la main sur le dernier Christian Jacq relevait de l'exploit). Il est vraiment dommage qu'il n'existe pas au moins une grande bibliothèque municipale à Lille.
07:00 Publié dans Le spitz japonais vit à Lille | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Lille, bibliothèque municipale, politique culturelle
01.10.2007
Galeries Lafayette versus Le Printemps
Mon intention n'est pas de faire concurrence à Xhystos qui, j'en suis sûr nous en parlera bientôt (un autre compatriote en parle un peu sur son blog, c'est là), mais je voulais vous entretenir de l'Evènement lillois du moment. Même dans le métro et l'Intermarché de ma banlieue, j'en entends parler: Les Galeries Lafayette ont ouvert à Lille dans un espace intitulé Le 31 (où l'on trouve également Adidas, Darty, La Grande récré ...etc.) ! Vous vous en doutez, le spitz japonais ne pouvait rater un tel évènement et il est allé faire un petit tour incognito. Il faut savoir avant toute chose qu'il existe déjà à Lille des galeries de ce type: Le Printemps. Alors, me direz-vous ?
Dès l'entrée, on repère des hommes en costume dont le but n'est pas de faire la promo d'Hugo Boss (dommage ceci dit, il y a un concept à inventer là - la surveillance qui fait de la promo). Au rez de chaussée, on constate d'emblée à quel point c'est lumineux, limite tape à l'oeil. La Fayette, nous voilà - impossible de rater ce paquebot vitré qui navigue sur un océan de lumière (même quand il pleut - ce qui a tendance à être une coutume locale ces trois derniers mois). Ceci dit, le rez de chaussée nous présente ... le rayon parfumerie et cosmétique. Doublon indéniable avec Le Printemps mais également toutes les parfumeries lilloises (qui sont légion). Là je fais un peu la moue car j'aurais bien aimé que pour une fois, le grand magasin fasse une entorse au sacro-saint hall de parfumerie (à croire que les lillois en achètent toutes les semaines ...) et nous propose du neuf.
Passage au rayon homme au deuxième étage. Et là, quelles marques trouve-t-on ? Accrochez-vous: Levi's (comme c'est original ! Vendu au Printemps, sans parler du magasin Levi's dans la même rue ), Docker's (vendu au Printemps ...), Arrow (déjà vendu au Printemps et dans le Vieux-Lille la marque dispose - je crois - toujours de son magasin), Energie (déjà vendu au Printemps et au moins dans deux autres magasins ...), Lee Cooper (qui a un magasin à Lille), Hugo Boss (Printemps + magasin existant à Lille) ... Je vous épargne la liste de toutes les marques.
Le rayon sous-vêtement ne déroge pas la règle: Dim et Athéna (qu'on trouve pour moins cher à Carrefour), Calvin Klein, Hom (marché saturé pour ces marques à Lille) ...etc. Reconnaissons, ceci dit, que ce rayon est bien achalandé, mieux qu'au Printemps et ceci vaut pour le reste: beau choix de chemises (argh à 150 euros ceci dit - d'où les men in black), de cravates, de tout. Quelques marques (je parle du rayon homme seulement) ne se vendent qu'aux Galeries Lafayette et d'après ce que j'ai lu, on y trouve un choix de créateurs locaux - ce qui est un très bon point. Au pire des cas, on peut se dire que le jeans Energie qu'on ne trouve pas dans sa taille au Printemps, on le trouvera aux galeries. Ou encore qu'un modèle commercialisé dans l'un ne se trouvera pas forcément dans l'autre. Certes.
L'affaire est entendue, tout ceci est une bonne chose pour la concurrence. Le Printemps, rue nationale, s'est offert un petit lifting - sans doute sous la pression de l'arrivée des Galeries Lafayette et c'est tant mieux. Reste qu'une concurrence plus intelligente permettrait à tout le monde d'y gagner. Si j'étais directeur au Printemps ou aux Galeries, je ferais l'audit de toutes les marques qu'on trouve à Paris et pas à Lille et, cela va de soi, je m'arrangerais pour vendre en priorité des marques non commercialisées à Lille plutôt que d'être le dixième magasin de la métropole à vendre du Levi's (bien entendu, si ça marche financièrement, je ne m'interdirais pas de vendre les autres marques). Après on viendra se plaindre que Lille, c'est la province, ceci dit quand une grande enseigne parisienne débarque dans la dite ville de province, au lieu d'innover, elle vend la même came que le reste des autres enseignes. Si quelqu'un peut m'expliquer l'intérêt, il est le bienvenue !
P.S: Les plus attentifs d'entre vous se rendront compte que j'ai réorganisé les catégories (les deux catégories reines restant inchangées: Science-fiction et Philosophie gréco-arabe) et enrichi les liens.
13:00 Publié dans Le spitz japonais vit à Lille | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Lille, Galeries Lafayette, Printemps
29.05.2007
Le spitz japonais a testé pour vous les places à 5 €
Samedi soir dernier, c'était donc opéra. C'était écrit dans le 20 minutes local, il restait des places pour l'opéra de Haendel. Même si je m'y étais interessé un tout petit peu avant cette annonce, il ne restait déjà que des places à 5€ pour le samedi. Vu que je voulais y aller absolument (je suis un très grand fan des opéras de Haendel et de la musique baroque en général), j'en ai pris deux. Sur la photo, à côté, vous pouvez voir où j'étais: tout en haut à droite mais plutôt la gauche de la droite, ce qui fait que j'avais une bonne vue quand même sur la scène (environ 70 %) et sur une partie de l'orchestre (idéal pour surveiller si les violons ou les altos papotent de temps en temps, vu que je ne suis pas une balance, ne comptez pas sur moi pour en dire plus). On est assis sur des strapontins en bois amovibles qui font du bruit quand on se lève. Il y avait quatorze places à côté de moi mais ils sont tous partis parce que j'étais le dernier de la rangée où on voyait encore correctement (un grand merci d'ailleurs aux chanteurs de ne pas avoir été trop à gauche sur la scène). Alors, à présent, l'heure du verdict: la place à 5 €, bon plan ou non ?
- Il fait chaud, c'est vrai ou non ? C'est vrai !!! Au début, on ne s'en rend pas compte mais progressivement, on voit des spectateurs s'essuyer le front, d'autres transformer le programme en éventail. Donc, c'est vrai, que l'on soit en chemise, en pull, prévoir un tee-shirt présentable en dessous.
- Le vertige ? J'étais dans la rangée du fond, pas celle au bord du vide. N'empêche qu'au début, c'est à chaque fois pareil, j'ai la trouille. Je m'imagine que tout va s'effondrer puis que quelqu'un me pousse, que je saute (pourtant suis pas suicidaire), j'écris mentalement 18 scénarios catastrophe (dont un qui obtient l'oscar du meilleur scénario) ... Vu que l'opéra durait 4h20 (dont 30 + 20 minutes d'entracte), on s'habitue, à force de regarder la scène, on oublie son vertige.
- Les sous-titres ? J'ai connu l'opéra sans les sous-titres mais là RAS, il y a des panneaux qui donnent la traduction et tout le monde peut comprendre. Quelques fautes d'orthographe mais bon, là, je chipote.
- L'acoustique ? Très bonne, on entend très bien en haut.
- Est-on mal accueilli quand on a juste une place à 5 € ? Non, non, du tout, le personnel est franchement souriant et gentil, par contre faut aimer les escaliers, il y en a à descendre et à monter. D'ailleurs, petite remarque générale en passant, l'opéra de Lille a une politique qui incite via ses prix et ses formules d'abonnement à faire venir un maximum de monde, tout âge et moyen confondu. Et c'est incroyable le nombre de "jeunes" qui viennent écouter un opéra de Haendel et qui l'apprécient. Il y a des enfants aussi.
- Faut s'habiller classe pour venir à l'opéra ? Non, non, on est venu pour voir un opéra pas pour voir les autres. Certains sont bien habillés, d'autres normalement (jeans, basket, ce que vous voulez, autant le dire, on s'en moque un peu). Le plus important, c'est d'être dans une tenue qui permette d'être détendu pour écouter la musique (et pour ceux qui sont en haut, prévoir le tee-shirt).
- Et si c'était vous l'année prochaine ? En 2007/08, il y a Thésée de Lully (11/13/15/17 mars), Didon et Enée de Purcell, L'Italienne à Alger de Rossini, Rigoletto de Verdi (classé par ordre de préférence subjective), les abonnements peuvent se prendre à partir du 16 juin. Le site de l'opéra, c'est là.
Grand sujet de fierté pour l'opéra de Lille, 25 % des abonnés ont moins de 25 ans là où en moyenne les opéras arrivent péniblement à 16 % de moins de 35 ans (d'après Métro).
P.S: la "critique" musicale de l'opéra de Haendel, je ne l'ai pas oubliée mais ce sera pour le prochain post, je ne voulais aujourd'hui aborder que l'aspect pratique.
08:00 Publié dans Le spitz japonais vit à Lille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opéra, Lille, Haendel, Handel, Händel
21.05.2007
Samedi soir, c'est opéra
Je dédie ce post à Kozlika
Ce samedi, je vais à l'opéra de Lille écouter Giulio Cesare de Haendel (dir. Emmanuelle Haïm et Bejun Mehta Sonia Prina dans le rôle de Jules César). Comme tout VIP qui se respecte et cherche à côtoyer la masse sans se faire reconnaître d'elle (c'est en effet lassant de ne pas pouvoir aller quelque part sans devoir toujours signer des autographes) , j'ai - cela va de soi - pris les places à 5 € (ne le dites à personne mais en fait, il ne restait pour le samedi que ces places là et plus à 60 €, c'est vraiment dommage) . D'après ce que j'ai compris, on est tout en haut, là où ça fait le plus peur et le plus chaud aussi; on entend bien et on voit mal, je vous dirai si c'est vrai ou si ce ne sont que des rumeurs sans fondement émanant des mauvaises langues habituelles. Vu que l'opéra dure 4h50 (avec deux entractes), j'espère quand même que ce ne sont que des rumeurs.
Giulio Cesare fait partie de ce que j'appelle "les opéras à tubes" un peu comme Rinaldo, Agrippina, Alcina ... Auteur d'une quarantaine d'opéras, Haendel (que l'on orthographie aussi Handel, Händel - encore un qui fait son intéressant sur les moteurs de recherche Google...) a toujours aimé l'opéra italien en pleine terre anglaise et ce n'est qu'à contre coeur qu'il a fait son come back sur la scène via l'oratorio en langue anglaise (mais certains ne sont-ils pas des opéras déguisés ? Certains airs de Saul ou Théodora - pour nous limiter à ces deux là - auraient pu faire partie d'un opéra). On serait peu objectif en disant que tout est bon dans la quarantaine d'opéras de Haendel mais en même temps on sent que Haendel aimait l'opéra italien et qu'il s'y est investi jusqu'à l'extrême, comme s'il cherchait à épuiser le genre.
Haendel a un peu souffert du succès de ses oratorios et à un certain choeur du Messie. La redécouverte de ses opéras via le disque a montré, plus que pour Vivaldi d'ailleurs, à quel point des opéras comme Ariodante, Giulio Cesare (Minkowski), Rinaldo, Flavio (Jacobs) avaient besoin de bons interpretes pour révéler tout leur intérêt
Si je ne suis pas mort de soif comme Thalès (qui, dit-on, serait mort ainsi en assistant à une représentation des jeux olympiques - l'histoire ne dit pas s'il avait pris des billets à 5 drachmes - les euros de l'époque), je vous tiens au courant de ma soirée à l'opéra.
17:20 Publié dans Le spitz japonais vit à Lille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opéra, Haendel














