13.07.2009
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On va commencer par un livre que je déconseille absolument. Sans intérêt. Le vide. La sensation de lire pour la centième fois le même truc que dans des tas d'autres romans - mais vraiment en très médiocre. Des scènes de sexe sans intérêt. La préface de James Ellroy (dans mes souvenirs car je me suis délesté de ce poche au profit de la bibliothèque la plus proche) est peut-être le seul intérêt de ce livre. C'est d'ailleurs assez cruel: les deux pages de la préface sont bien meilleures que tout le roman. C'est dire. Quitte à lire un livre sur Hollywood, Los Angeles, les USA, allez voir ailleurs !
Bien plus intéressant - même si peut-être à lire à petite dose (l'ouvrage étant l'assemblage de chroniques pour un journal, on a parfois une petite sensation de répétition - par exemple dans les "chutes" qui concluent chaque chronique) le livre de Bill Bryson qui nous raconte les travers de la vie américaine (et les bons côtés également). l'auteur est né aux USA; est parti en Grande Bretagne et le revoilà aux USA. C'est l'occasion pour l'auteur de s'étonner (à nouveau) devant les particvularités de ce pays: les innombrables catalogues de VPC, l'absence de trottoir (on voyage en voiture même sur une très courte distance) ... Une lecture divertissante avec un bémol quand même : on se demande ce qui est encore vrai (ex: vend-on toujours autant par catalogue avec internet ? Les américains n'ont-ils changé leurs habitudes sur tel ou tel point ?).

Tant qu'on est dans le choc des rencontres culturelles, la BD de Delisle qui raconte le séjour de l'auteur dans la ville chinoise se lit rapidement et fait passer un moment agréable à son lecteur en rappelant sur un mode toujours humoristique tous les malentendus qui peuvent s'instaurer entre deux traditions. A la différence du livre de Bryson, on se dit que peu de choses ont dû changer par contre là bas (sauf bien entendu le statut de Hong Kong qui devait à l'époque être encore britannique)
12:01 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bruce wagner, bill bryson, américain, guy delisle
16.10.2008
"Microfictions" de Régis Jauffret
Dans la série le-livre-que-je n'aurais-pas-dû-acheter et que j'ai pourtant acheté, je vous présente Microfictions de Régis Jauffret. Pourtant avec tous les bons livres qui sortent (et Nébal ne me contredira pas), vous allez me dire, j'ai vraiment tenté le diable mais bon, le concept me séduisait: une petite page par histoire qui correspond à autant de vies. 500 histoires d'après la quatrième de couv', un livre monstre où cruauté, perversité croisent des vies normales.
Au fil de ma lecture (j'ai lu les 235 premières pages), je me suis rendu compte que si le concept de livre-monde, vaste mosaïque de vies disparates, me plaisait, l'auteur n'arrivait pas à intéresser son lecteur - dans la normalité comme dans la perversité. L'idée de départ me plaisait mais pas le contenu, très décevant. Une page c'est trop peu pour donner une vraisemblance à certains personnages trop improbables pour qu'on y croit. Et la succession de portraits finit par lasser. On navigue d'une vie improbable à une autre vie encore plus improbable. On perd vite de vue l'intérêt de départ qui avait suscité l'achat ou l'emprunt du livre. Prix du livre France-Culture-Télérama 2007. Mouais. Comme quoi un prix n'est pas forcément une garantie.
19:51 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : microfictions, régis jauffret
02.03.2008
Le tempête de Juan Manuel de Prada
Seconde pause dans le récit de mon voyage que je livre au compte goutte (j'espère ne lasser personne avec ce récit qui prend plus de temps et de billets que je ne le croyais à l'origine). Comme je suis quelqu'un qui aime prolonger son voyage par des lectures, j'ai entrepris la lecture d'un roman policier (mais l'intrigue policière est seconde ici par rapport à l'atmosphère) qui se passe à Venise et qui tourne au tour d'un célèbre tableau que l'on peut voir à l'Accadémia: La Tempête de Giorgione. D'autres célèbres tableaux feront leur apparition, ce qui fait que tout le livre tourne autour de l'art.
C'est un livre qui est souvent vanté pour son style et il est vrai qu'il est bien écrit, je ne dirai pas le contraire. C'est assez plaisant également de lire un roman policier qui tourne autour d'oeuvres d'art célèbres à Venise. Reste qu'un livre bien écrit ne veut pas dire qu'il soit passionnant pour autant, on peut s'y ennuyer et là, c'est le cas. La vision de Venise est un peu caricaturale (le truc du style la ville qui sombre), même si l'aspect poétique fait relativement bien passer le cliché, le personnage principal est un peu tête à claque car il se retrouve malgrè lui mêlé à une histoire et passe son temps à faire des actes qu'en fait on a du mal à comprendre, c'est un personnage un peu bancal dans ses motivations. L'aspect sexuel m'a laissé de marbre, on dirait que l'auteur se sent obligé arrivé à un certain nombres de pages de nous narrer les émois érectibles de son protagoniste (ce n'est pas que je sois prude, au contraire mais cela fait un cliché de plus au passage: Venise, la débauchée !).
C'est peut-être moi qui suis un censeur un peu sévère, j'ai vu sur la toile que pas de personnes avaient bien aimé ce roman et je ne dis pas qu'il est dénué de qualités. Mais je n'ai pas du tout accroché et j'ai trouvé qu'en dépit d'un style bien supérieur à la moyenne, en dépit d'un bel habbilage, l'intérieur sonnait singulièrement creux et qu'à la fin, le lecteur restait sur sa faim.
10:12 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : venise, roman, policier
04.11.2007
Ayé, fini !
J'ai fait un gros effort et j'ai attendu, disons trois jours, avant d'acheter le dernier tome d'Harry Potter. Je crois - sauf erreur de ma part - que cela fait la troisième fois que j'achète Harry Potter en grand format sans même regarder le prix au dos. Je crois que même à 50 euros je l'aurais acheté. C'est dire le degré de dépendance.
Je sais qu'il est de bon ton de dire du mal de la "pottermania" et de considérer d'un regard hautain cette horde de jeunes et de moins jeunes qui attendent avec imapatience l'heure fatidique de la sortie du dernier Harry Potter. Je ne suis pas de ceux là et je remercie beaucoup Rowling d'avoir rendu possible cette chose étonnante: que des gens attendent fébrilement la sortie d'un livre. D'un livre, pas d'un film ou d'un jeu vidéo. A une époque où l'image, l'internet, le jeu vidéo est numéro 1 des divertissements, un écrivain a réussi à créer une attente sur la sortie de chacun de ses livres. A supposer que le livre soit mauvais (mais si c'était si vrai pourquoi tant de gens l'attendraient ???), ce serait déjà en soi un phénomène remarquable. Comme en plus, cette série a gagné de tome en tome une épaisseur de plus en plus intéressante, on dépasse le stade de simple phénomène.
Je ne dirai rien de l'histoire de ce septième et dernier tome d'Harry Potter. Juste que c'est bien. Un vrai plaisir pour le lecteur. Un livre qui fait que l'on cesse toutes affaires même pressantes pour se plonger dans une histoire. Un livre qui fait que le matin, à peine réveillé, on pense tout de suite à reprendre le livre que l'on a quitté la veille au soir - et uniquement parce que l'on était vraiment très fatigué. Un livre que l'on ne quitte pas avant d'en avoir lu les dernières phrases. Un livre que l'on regrette une fois terminé. Un livre rare donc.
12:25 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Harry Potter, les reliques de la mort
06.10.2007
"Le noeud gordien" de Jünger

Alors que tout le monde ne jure aujourd'hui que par Huntington et son fameux choc des civilisations, on serait bien inspiré de relire le livre d'Ernst Jünger Le noeud gordien - sans doute moins populaire qu'Huntington mais beaucoup plus accessible au lecteur lambda en dépit de son érudition historique et surtout plus profond. Attention, je ne dis pas qu'Huntington est sans intérêt (au contraire), seulement quitte à penser le rapport (conflictuel) entre l'Orient et l'Occident, autant s'adresser à la personne la plus profonde.
Jünger s'appuie sur la fameuse histoire du noeud gordien: l'empire du monde reviendrait à qui saurait le défaire selon une ancienne prophétie. Alexandre le Grand, au lieu de le défaire, le trancha (ce qui n'est pas tout à fait le même, vous en conviendrez) et réussit à franchir l'Indus (et aussi, ne l'oublions pas, à mêler le peuple grec et perse par des mariages - eux qui étaient les frères ennemis de deux guerres médiques).
Jünger part de cette histoire et met les pieds dans le plat en posant la question qui fâche: vu que l'histoire nous enseigne que l'Orient, c'est le despotisme, quelle est la vérité du despotisme ? Alors qu'aujourd'hui, certains veulent amener la démocratie au Proche-Orient, Jünger part du constat inverse qu'il y a une vérité (il ne dit pas un bien, attention) du despotisme tout comme il y a une vérité de l'individualité libre prônée par l'Occident. Les guerres orient/occident sont d'ailleurs la rencontre entre ces deux logiques. En Orient, la soumission au despote est aveugle mais si le despote meurt, l'armée est en déroute. L'Occident ne connaît pas une telle déroute si le chef meurt mais ses troupes n'ont pas la force effrayante et massive de milliers d'hommes complètement soumis. Deux pôles, deux logiques.
Un petit extrait pour vous donner envie de le lire:
"En Orient, l'histoire de la tour et du soldat qui s'en précipite sans hésiter sur l'ordre de son maître revient sans cesse: on l'emploie aussi pour illustrer la puissance des tsars. Et chaque Européen éprouvera ici le même sentiment que le Comte de Champagne: il se verra amené à un point où éclatera en lui le plus sincère, le plus violent des refus. les formes fondamentales dont il se croyait sûr, telles que courage et fidélité, obéissance, sacrifice, ordre et discipline, sont ici arrachées de leur place; l'horreur d'un monde étranger lui monte au coeur."
17:30 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Jünger, littérature allemande, géopolotique
01.08.2007
Donald Westlake Mauvaises nouvelles
C'est parce que La salle 101 a parlé à deux reprises (si j'ai bonne mémoire) de Donald Westlake que je me suis décidé à en emprunter un à la bibliothèque. Mauvaises nouvelles, qu'il s'appelle. Il faut avouer que d'une part je commence à avoir fait le tour du maigre rayon science-fiction de la bibliothèque (ce qui me contraint à en acheter) et que, grand amateur des romans policiers devant l'éternel, il me reste toujours un autre rayon sur lequel je peux me rabattre. Le roman de Westlake n'est pas à proprement parler un policier à énigme (genre assez délassant quand il est bien fait et par conséquence (trop) largement répandu, le meilleur y côtoyant le pire mais ce sera peut-être l'objet d'un autre article) mais une suite assez drôle de péripéties qui tombe sur Dortmunder, un cambrioleur qu'on identifie assez vite au bad boy sympathique qui, tout cambrioleur qu'il est, a sa déontologie, ses acolytes le branchant sur des plans foireux. Ici, c'est un dénommé Andy Kelp qui lui propose un plan en apparence "tranquille": pour mille dollars, déterrer un cercueil et mettre à la place laissée vacante un autre. Bien sûr, le plan tranquille ne sera pas si tranquille que ça et il conduira à toute une suite de péripéties rocambolesques avec son lot d'imbroglios.
Lecture agréable en été (quand ce dernier n'a pas décidé de faire grève sans service minimum comme cela a été le cas ici dernièrement à Lille), Westlake est même fortement conseillé en vacances. Il m'a rappelé toute une tradition d'auteurs humoristiques américains comme Whodehouse ou Craig Rice (un auteur policier assez drôle et à mon goût trop méconnu) qu'on peut acheter en poche les yeux fermés.
P.S: c'est mon 50ème post, ce blog totalise une moyenne de 13 visites par jour en juillet (contre 6 en juin), petit à petit l'oiseau fait son nid tout en restant quand même confidentiel , 12 commentaires (dont 6 de moi pour répondre aux 6 n'étant pas de moi). J'ai acheté un clavier français-arabe pour la section ultra confidentielle Philosophie arabe mais pas l'adaptateur ps2/usb (interdit de rire), et tant que j'y suis dans les news, je pars en vacances le 4 août pour revenir le 12 août.
07:00 Publié dans Le spitz japonais lit de la non SF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : policier, littérature














