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29.02.2008

Voyager pour se décentrer

215323984.JPGPetite pause dans le récit de mes découvertes vaticanes (non sans mettre quand même en regard de ce texte une gigantesque tête siégeant dans la cour de la pomme de pin au Vatican) pour vous livrer l' impression finale de ce voyage qui va me hanter encore quelques jours jusqu'à ce que la quotidienneté reprenne complètement ses droits. Beaucoup de choses en tête et surtout beaucoup en moins. Un peu comme une valise où l'on est obligé de réduire à l'essentiel ce que l'on emporte, ce voyage a en quelque sorte retiré le superflu, déplacé les pôles d'intérêt qui étaient les miens avant de partir, en a amené de nouveaux qui se superposent aux anciens pas encore effacés, cherchant une alchimie nouvelle. C'est cela le rôle un peu caché des voyages, nous décentrer pour mieux nous recentrer.

 

Je me suis promis, à peine revenu en France, de revenir et à Rome et à Venise. Ces villes qui me paraissaient si lointaines ne sont qu'à quelques heures de train depuis la gare de Paris Bercy. On s'endort dans le train, on y dort mal peut-être mais on y dort quand même et on se réveille ailleurs. C'est possible, c'est la première chose que j'ai retenu de ce voyage (la quotidienneté, elle, gomme tous les possibles pour nous réduire aux préoccupations qui se présentent à nous avec tant d'empressement qu'elles finissent par constituer notre monde quotidien, une sorte de caverne platonicienne dont on finit par ne plus sortir par paresse). 

 

Deuxième enseignement qui est aussi celui de tous les voyages: mis en présence de grandes choses (et à Rome et Venise, ma foi on est servi), on a l'idée de grandes choses. Je me suis dit, rêve fou et même pas envisageable, ne serait-ce que financièrement, pour le moment: et si je retournais plus souvent et à Rome et à Venise ? Et autrement, cette fois-ci, plus en découvreur, non, en ayant bien lu et relu avant, être incollable par exemple sur les thermes de Caraccala et les peintures de Bellini avant d'y aller et, dans l'idée d'y chercher, d'y trouver quelque chose (plus en touriste mais plutôt en homme de savoir).  J'ai osé tracer une ligne imaginaire faisant l'axe Lille-Venise-Rome, une sorte de route encore confuse qui pourrait devenir plus concrète par un projet de recherche universitaire, d'enseignement (qui sait ?), de projet culturel. Je me suis dit: il y a quelque chose qui pourrait se faire. Je mets le projet juste apparu  dans un coin de ma tête avant que des préoccupations de la quotidienneté viennent l'enfouir. L'essentiel est qu'il soit né. L'idée cheminera dans mon esprit jusqu'à prendre une forme plus concrète.

Ce qui est certain, en attendant, c'est que j'ai ajouté à ma pile de livres sur la science-fiction et la philosophie grecque et arabe des livres sur Venise. Ne vous étonnez pas si je vous en parle à l'occasion.

Splendeurs vaticanes (4 )

73364068.JPG13386900.JPGUne pièce pas évidente à prendre en photo car le visage apparaît comme un hologramme en trois D (désolé pour la comparaison) et elle révèle un visage de romain qui nous fixe. Même pas une oeuvre d'art et pourtant la pièce attire le regard car, par un plus grand des hasards ce jour là, la lumière était dans son axe et la distinguait d'une multitude d'antiquités aux tailles moins modestes et qui normalement auraient dû attirer en premier l'attention.

Une tête numérotée 904 (un dernier outrage du temps qui passe ?) parmi tant d'autres (dont quelques matrones au visage sévère  dont on se dit qu'on n'avait pas intérêt à faire des bêtises avec). Un visage serein (mais d'où vient cette sérénité ?).

Les galleries et salles lapidaires du Vatican montrent beaucoup de choses qui posent plus de questions qu'elles ne nous donnent de véritables connaissances sur le monde romain et le monde hellenistique qu'il copie (du moins en partie). Je me suis promis d'y revenir un jour pour approfondir quelques réflexions sur le monde antique.

 

 

 

28.02.2008

Splendeurs vaticanes (3)

30569946.JPG1018322026.JPG242387802.JPGDepuis la cour dite octogonale, on a accès à tout un ensemble pêle-mêle (mais judicieusement ordonné) de statues romaines pour la plupart qui sont le plus souvent des répliques de statuaires de la période grecque héllenistique. Sur cette photo (la plus à gauche), on voit des gens qui téléphonent avec leur portable en dessous d'une tête qui évoque le théâtre antique. Et si je ne suis pas indiscret au point d'avoir écouté le détail de leur conversation, je me suis fait la réflexion que les tragédies contemporaines se jouaient par d'autres canaux aujourd'hui que ceux de l'art - un portable se chargeant d'apporter les informations qui peuvent changer le cours d'une vie.

 

 

Dans une salle (je ne sais plus laquelle) tout un tas de reproductions lapidaires d'animaux plus ou moins réalistes avec une tendance à réprésenter ceux qui s'affrontent (et se tuent) comme pour souligner que la nature est plus cruelle que l'art (chargé de l'adoucir ?). Des têtes, des bustes voire des statues complètes qui sont autant de "souvenirs" de physiques anciens et pourtant rendus présents par le miracle d'une sculpture qui fige dans l'instant (ce qu'on pourrait appeler une "pompéïsation" des corps). On se surprend à se demander qui on aurait été, ce qu'on aurait été dans un monde où les corps, les monuments étaient ainsi. Pour moi qui m'intéresse à des notions abstraites dans la philosophie grecque, latine et arabe, ce type de voyage me permet d'être en présence de la présence physique des êtres, des murs, des monuments et de me dire: comment pensait-on quand on avait cela en face des yeux ?  Certes, l'abstraction des concepts fait qu'ils gardent une vérité par delà les époques et qu'ils peuvent être des outils de pensée dans des contextes différents, reste que c'est face à des colonnes que le grec ou le romain pensait, que c'est aux thermes qu'il discutait. Quant aux arabes, même un philosophe peu religieux comme Razi entendait le muezzin cinq fois par jour et ce genre de faits mis bout à bout compte dans la reconstitution d'une pensée.

 

27.02.2008

Splendeurs vaticanes (2)

C'est toujours en haut (entre autres) que cela se passe:

cd0376b9633c0ffe22dab206dc8277a7.jpg9ddef65e6dfbd37444e1e05f5b627af3.jpg 97c7dd65ea9a83bf15b7ae3109eb44c1.jpg                               5efa36a7b14ca3ffd881643a5e520254.jpg                              

 

 

 

 

 

Quatre "endroits "différents du musée sur lesquels je ne vous ferai pas de compte-rendu détaillé, d'autres sites le font mieux que moi. Reste que finalement, j'ai pris conscience que l'on venait pour la chapelle sixtine mais qu'à bien y réfléchir, il ne faut pas être trop homo touristicus sur ce coup là (si je puis m'exprimer ainsi), la chapelle sixtine même en basse saison est un endroit plein de monde où des gardes font régulièrement "chhhhhht" ou "No foto" (pas de secret pour cet endroit, il faut y arriver très tôt ou très tard, sinon c'est foutu, on est saisi d'agoraphobie). Pas évident de se concentrer dans ces conditions et d'atteindre un état de  contemplation esthétique très élevé.  D'autant plus qu'un étrange instinct grégaire amène tout le monde vers les chambres de Raphaël et la chapelle sixtine où on s'attarde parce qu'il faut pouvoir dire qu'on y a été, que c'était beau et tout ça - délaissant des salles (et des plafonds !) qui valent autant le coup. Quand je pense qu'aux offices, on fait tout un cinéma pour vous laisser rentrer (pour 12 euros à comparer aux 14 du Vatican)  et pour voir une galerie (jolie il est vrai) et qu'au Vatican, c'est par dizaine qu'elles se comptent et que non, tout le monde va s'entasser dans  les chambres de Raphaël et la chapelle sixtine (et même pas pour s'y recueillir esthétiquement ou religieusement).   

P.S: c'est promis j'arrête de dire du mal des offices, de toute façon, je n'ai pas de photos à vous montrer, on ne pouvait pas y photographier (sauf sur la terrasse où il est interdit de se suicider). Remarquez vu que la plupart des peintures sont derrière des vitres, je ne suis pas sûr qu'une photo d'une vitre sur un tableau soit intéressante (il y aurait là aussi beaucoup à dire sur le délicat dilemme entre conservation et contemplation d'un tableau mais ce ne sera pas pour aujourd'hui).

26.02.2008

Splendeurs vaticanes (1)

4891b3fa29843eda65e81709153636eb.jpg14 euros l'entrée (sans doute quinze l'année prochaine ou au moins 14,50; les prix augmentant plus vite que les guides les plus récents et les mieux informés). Comparé aux offices de Florence, le musée le plus paranoïaque que j'ai rencontré, c'est donné ! Que de splendeurs à voir, on y frise presque l'overdose et le torticolis à force d'avoir la tête en l'air et à contempler des hauteurs riches en peintures. La photo ci-contre donne une idée de la surprise qui envahit le visiteur lorsqu'il arrive dans  la galerie des cartes de géographie, qui n'est qu'une des merveilles abritant ces musées du vatican. Ceci explique peut-être un peu ma déception face aux offices de Florence où toute une série d'interdictions (à commencer par l'abandon de toute bouteille d'eau dès l'entrée) est rappelée perpétuellement au visiteur (jusqu'à la terrasse où on a le droit de photographier et fumer mais non de se suicider - bien entendu ce n'est pas écrit tel quel). A remarquer qu'aux offices à Florence, à la différence du Vatican, il est interdit de photographier, ce qui en soi ne me gêne pas dès l'instant où il est possible d'acheter une reproduction en carte postale de ce qui est exposé (et si possible une bonne reproduction mais là ce n'est pas évident), or comme dans d'autres musées, ce ne sont qu'une poignée de best-sellers que l'on vend et à 1 euro pièce (au palais des doges à Venise, il y a un jugement dernier d'un peintre dont je n'ai pas retenu le nom avec tout un tas de bestioles qui vaut bien un Bosch, celui-ci étant d'ailleurs en restauration, c'est en vain que j'ai cherché une reproduction de ce tableau qui, bien qu'émanant d'un peintre mineur, avait pourtant un succès fou). Il y a d'ailleurs aux Offices (de Florence) au moins trois boutiques qui se succèdent comme une invitation à la consommation. Au Vatican, mis à part à la chapelle sixtine, on peut photographier ce que l'on veut et pour le photographe amateur, c'est un vrai plaisir d'avoir une modeste copie de quelques statues mineures (ou majeures) de l'antiquité ou d'un détail d'un plafond.

 

Quelques photos de la même gallerie qui laisse sans voix:

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25.02.2008

Homo touristicus

Avant d'entamer la visite guidée (par les photos) du Vatican et de ses éblouissants musées, quelques remarques sur la vie à Rome et l'Italie en vrac.

 

3eaa004db5a4ccffb0e8b35050317099.jpg* Le métro à Rome ne va pas (encore ?) dans la partie dite historique (pour des problèmes archéologiques évidents: quand on creuse, on tombe sur quelque chose !) mais va au Vatican par exemple. En fait, il faut jongler entre le métro, les bus normaux et les mini bus qui vont dans le centre historique. Ceux qui se plaignent des transports en commun à Paris ou Londres devraient faire un tour à Rome pour voir qu'ils sont au final bien lotis. C'est un métro sans âme où l'on a le strict nécessaire sans fioriture, une architecture glaciale, je me suis dit que le métro à Moscou devait ressembler à cela (évidemment je dis cela par rapport à un cliché dans ma tête, cela tombe, le métro à Moscou est plus chaleureux que celui de Rome). Le métro est largement moins cher qu'à Londres où j'avais été l'année dernière et de façon générale les transports en commun: 11 euros pour trois jours, c'est raisonnable.

 

* Les lunettes noires. Même en février, certains italiens ne les quittent pas et là où ça devient amusant - même dans le métro, ils ne les enlèvent pas (en tout cas ceux que j'ai vus). Cela étonne l'homme du Nord de la France que je suis qui sort ses lunettes pour deux mois en été et encore pas toujours (vu qu'il a plu l'été dernier énormément, en fait je les prends quand je vais dans le sud). Beaucoup de vendeurs à la sauvette à  Florence  (j'en ai vu un peu moins à Rome mais la ville est plus étendue) qui propose des sacs Gucci et des lunettes Armani (du faux bien sûr, du tape à l'oeil pour reprendre la thématique du billet précédent). Il va de soi (au cas improbable où un service douanier quelconque tomberait sur ce blog) que je ne leur ai rien acheté; comme j'expliquais plus haut, dans le nord de la france, on met rarement des lunettes, quant au sac Gucci, même au prix original, l'idée ne me viendrait pas d'en acheter. 

 

* Le café est excellent mais à de rares exceptions près, on a tout intérêt à le prendre debout sinon le prix est doublé (c'est valable également pour Florence et Venise). Alors qu'en France, on apprécie de s'asseoir pour prendre un café et discuter (le café étant parfois un prétexte et la consommation la moins onéreuse d'ailleurs ), ici la logique est inverse: le café est peu onéreux (moins d'un euro l'expresso en moyenne) mais c'est pour le boire qu'on va au café, le fait d'être assis entre amis étant secondaire (s'ajoute bien entendu à ceci la logique touristique car au fond je n'ai été que dans des lieux hautement touristiques). Le café est bon même dans les machines à café qu'on trouve dans le métro. Quant aux restaurants je n'en ai fait aucun, j'ai toujours mangé sur le pouce mais il faut être très vigilant et bien choisir son adresse. Un couple nous racontait qu'à Venise, ils avaient payé 70 euros pour deux menus, à la facture s'étaient ajoutés des frais de couvert (2 euros 50 chacun), le pain (1,50), le service (15 à 18 %) plus des frais d'utilisation de CB internationale ( environ 7 euros !!!). Finalement, ils auraient mieux fait de faire un repas plus cher mais sans ces frais annexes (car ces restaurants là existent aussi en Italie mais il faut dénicher leur adresse avant de partir).

 

* L'argent. A Rome, on peut visiter beaucoup de choses gratuitement : on peut se promener dans le forum, rentrer dans beaucoup d'églises sans débourser un euro - à commencer par saint Pierre, voir de nombreuses ruines de l'extérieur (le Colisée, les marchés de Trajan sont payants mais on voit quand même pas mal de l'extérieur). Se promener à Rome ne coûte au fond pas grand chose. Pour Florence, on commence à payer un peu: certaines églises sont payantes. En fait, pour comprendre la renaissance florentine, il faut forcément rentrer dans quelques églises, visiter les offices, ce qui alourdit l'addition (je reparlerai plus tard de la célèbre gallerie des offices qui ne m'a pas laissé qu'un bon souvenir).  Quant à Venise, toutes les églises intéressantes (ou presque, ce n'est pas le cas par exemple de S. Pantalon) sont payantes: 3 euros (le guide du routard 2008 disait 2,50, il est déjà périmé), heureusement, un peu comme à Rome, la ville étant en soi un spectacle, on peut sélectionner quelques visites et s'en tirer pour pas trop cher. J'y reviendrai plus tard  mais Venise est une ville qu'on ne doit pas  visiter en homo touristicus sinon, on se fait forcément arnaquer (un peu comme ce couple très sympathique au demeurant qui a voulu faire des économies en prenant un menu touristique et qui a payé bien plus cher que ce qu'il croyait) et on passe à côté de ce qu'il y a réellement à voir.

24.02.2008

Deux oeuvres de Borromini

5767b0e30ab4d830b13ea7d770adc025.jpgDifficile de venir à Rome sans rencontrer les oeuvres architecturales de Borromini. La première photo correspond à l'Eglise S. Ivo della Sapienzia photographiée en fin d'après-midi. La porte est ouverte et, ô merveille, si on ne peut visiter l'intérieur de l'Eglise (il faut réserver à l'avance comme c'est le cas pour une partie des monuments romains), on peut au moins admirer l'extérieur - un havre de paix lorsque l'on vient de la rue bruyante où se mélangent les piétons, les voitures, les scooters et ces boutiques Gucci, Armani et Dolce et Gabbana qui exhibent un luxe un peu tape à l'oeil (expression choisie à dessein étant donné l'une des photos suivantes - un trompe-l'oeil). 

 

 

 

Mais avant cela la lanterne du haut en détail (façon de parler vu que ce blog a un espace ultra limité et que je laisse volontairement les photos en petit format):

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Gérard Macé dans un court texte (Rome ou le Firmament) paru aux éditions Le temps qu'il fait consacre quelques lignes à l'affrontement entre Le Bernin et Borromini, les deux architectes rivaux et il dit ensuite de cette église: ""S. Ivo, qui ferme une cour Renaissance en l'ouvrant au ciel, est une chapelle blanche à l'intérieur, comme une coquille vidée de sa chair,  comme le rêve lumineux d'un corps sans organe ... C'est d'ailleurs à S. Ivo que culmine l'art de Borromini; là encore, il faut revenir vingt fois pour essayer de comprendre comment le regard finit toujours par se perdre, en particulier quand il veut suivre les courbes contraires de la façade, et surtout la spirale, avec ses flammes et ses crêtes annonçant le Gaudi du Parc Güell à Barcelone: délire du nombre et vertige dominé ..." 

 

 

490e89be53c71735cb6243301bfdb258.jpgToujours du même Borromini, le célèbre trompe-l'oeil de la Galerie Spada, photographié ici derrière une vitre. On croit que la galerie est longue et la statue au bout immense mais ce n'est pas le cas. Gérard Macé dit de ce trompe-l'oeil: "Dissimulée encore, l'une des créations les plus curieuses de Borromini: le trompe-l'oeil architectural, l'illusion de perspective qu'on peut voir, de la cour du palais Spada, à travers la porte double et vitrée d'une bibliothèque: de l'autre côté des livres, l'espace s'agrandit, grâce aux lignes de fuite accentuées volontairement: quelques mètres d'une galerie, au bout d'un étroit cortile,  paraissent démesurément longs, comme paraît beaucoup plus grande qu'elle n'est en réalité la statue qui est au fond".

23.02.2008

Temple d'Hadrien en travaux

a06eabb6bc392a3ce1b6d973e2880edc.jpgPas trop loin du Panthéon se trouve le temple d'Hadrien dont il restent quelques colonnes encastrées dans le palais de l'actuelle bourse. Mais pas de bol, c'était en restauration - restait un trompe l'oeil à regarder.

Le Panthéon à Rome

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57b531a75399fa42d54e77df0ae92ccd.jpgCi-contre, toujours à Rome une photo à l'extérieur du Panthéon avec des voitures, des gens - chose que l'on ne voit pas forcément sur les guides ou les cartes postales. Le Colisée est ainsi entouré d'une voie rapide où passent pas mal de voitures (et des piétons qui ont tout intérêt à aller vite s'ils veulent survivre !)ce qui n'en fait pas un des endroits les plus calmes de Rome - au contraire. Le Panthéon est une énigme à toit ouvert, car on ne sait plus à quoi il servait au juste. Cela donne un côté mystique à son célèbre dôme avec son oculus  (9m d'ouverture quand même) où la pluie peut passer (mais il est écrit à l'entrée qu'il y a 22 trous au sol où tombent les gouttes d'eau - un jeu amusant à l'intérieur du panthéon est de chercher ces 22 trous). Raphaël y est enterré. Une fois de plus, le Panthéon doit sa survie au fait qu'il est devenu un lieu de culte chrétien (dédié à sainte Marie des martyrs, on y célèbre encore aujourd'hui des messes). L'entrée est libre et l'on peut y prendre des photos.

P.S: Dans  A la recherche de la Rome antique, le Découvertes Gallimard dont je vous parlais plus bas, on apprend qu'au moyen âge, on croyait que le diable avait jadis emporté la pointe du dôme - une pomme de pin en bronze - et l'avait déposée devant saint Pierre. La page sur le Panthéon de Wikipédia est très complète, ne pas rater la citation de Yourcenar en regard de la photo de la coupole et ne pas hésiter à cliquer sur le dessin de Piranèse - pour l'agrandir - dont j'admire les gravures (j'en reparlerai à l'occasion).

Retour et colonne de Marc Aurèle

Bon, autant l'avouer, la période qui vient de précéder n'a pas été propice aux mises à jour de ce blog; vraiment beaucoup de travail, un tout petit peu de temps libre mais pas assez pour écrire ici même quelque chose de substantiel  5540b38df56e15d77f466f88f8c3b2e4.jpget enfin un voyage en Italie (à Rome, Florence, Venise) qui m'a permis de me ressourcer. J'y suis allé en train à partir de la gare de Paris Bercy qui relie Paris à Rome en train couchette (la nuit est inoubliable d'inconfort mais ma foi, c'est un moyen de transport économique) et je suis parti à la découverte d'une des villes les plus étonnantes qui soient car toutes les époques s'y superposent et le baroque côtoie allègrement l'antique donnant parfois des mélanges détonnants !

 

Ci-contre la colonne de Marc Aurèle (laquelle raconte les guerres de Marc Aurèle contre les "barbares" du Danube) qui en est un bon exemple avec au dessus une statue de ... saint Paul ! C'est le pape Sixte V qui a remplacé la statue originale de l'empereur par la statue de bronze de saint Paul au 16ème siècle.  On a une histoire comparable pour l'autre grande colonne, celle de Trajan, où l'on trouve au sommet saint Pierre (à la place de Trajan). C'est à ce type d'innovation que l'on doit de toute façon la préservation de quelques exemplaires de l'époque antique. A lire sur ce point le passionnant découvertes gallimard de Claude Moatti: A la recherche de la Rome antique.

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D'autres petites photos (commentées bien entendu) suivront, inaugurant une parenthèse italienne dans ce blog consacré à la philosophie et à la science-fiction (entre autres).

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