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20.11.2007

Vive la marche à pied !

Bon, ce n'était pas si terrible que ça et le spitz japonais s'en est sorti haut la main (mais on n'en attendait pas moins de lui).

 

48bead749905d82bc6a8596c7798a837.jpg* Au lieu de prendre le TGV de 7h28, j'ai pris celui de 7h00 qui est parti aux alentours de 7h20 - comme je m' y attendais - avec un petit arrêt feux de bengale des grévistes (on devrait grandement féliciter la SNCF pour ces animations surprise qui égaient le voyage de ses usagers et les déstressent). J'ai été accueilli comme une star internationale avec un tapis rouge. J'ai fait le voyage debout en me demandant si ceux qui était assis avaient rééllement une réservation ou s'ils avaient fonctionné au culot, s'asseyant sur la première place disponible. Je me suis promis de retenir la leçon pour le voyage du retour.

 

*8h20: Gare du Nord. Je n'ai même pas essayé de prendre le métro ou un bus (le 38 semblait bien circuler mais il était bondé), j'ai pris la rue La Fayette et suis arrivé au niveau de l'Eglise St Vincent de Paul, je me suis dit que je n'étais pas dans la bonne direction. Donc, j'ai fait simple: Bd Magenta puis un autre puis un troisième. Le boulevard de l'interminable (c'est à peine si l'on se rend compte que le nom du boulevard a changé) avec plein de gens qui marchent, des vélos et une circulation  de façon générale qui battait largement la route (où voitures, vélos et motos étaient pourtant nombreux).

 

* 9h40: place de La Sorbonne. Le spitz japonais prend un café avant de franchir une nouvelle épreuve: passer la barrage filtrant à l'entrée de l'auguste université (pas mal de véhicules de CRS mais c'est très calme).  Histoire de se donner du courage il achète un livre (pas donné) chez Vrin. Je vous en reparlerai bientôt de ce livre.

 

* 10h00: entrée dans La Sorbonne. Une fois franchi le service d'ordre et le portail, des étudiants distribuent des prospectus.

 

* 15h10: sortie de la Sorbonne (et objectif atteint). Retour dans le monde enchanté de ces longs boulevards dont Marina Tsvétaïéva dans l'entre deux guerres se demandait s'ils n'étaient pas aussi bruyants pour éviter que l'on s'y entende. St Michel, Sébastopol (la portion qui paraît la plus longue), Strasbourg, Magenta. On sait que l'on s'est rapproché de la gare du Nord dès que l'on voit les boutiques vendant des produits pour les cheveux de type africain se multiplier.

 

* 17h28: le spitz japonais s'incruste dans un TGV peu peuplé. En fait, j'ai cru un instant que ceTGV n'allait pas à Lille mais je me suis dit que c'était une nouvelle animation surprise SNCF (opération rame de TGV pour quelques usagers sélectionnés). Le TGV est parti à l'heure.

 

*18h30: arrivée à Lille Flandres sans retard. Les métros lillois, automatisés et tenus par des employés soumis à des régimes privés classiques, fonctionnent. Je suis vite rentré chez moi avec un arrière-goût de ce que peuvent vivre tous ces gens qui habitent en apparence si près de Paris (et qui ont parfois mis plus de temps que moi pour atteindre leur boulot).

16.11.2007

Mission impossible lundi: le spitz japonais va à Paris

0f94f2dc42f9e2b079f3562db8ed899d.jpgJe n'ai pas pour habitude de trop parler de moi ici mais là il faut que je vous raconte un truc. Lundi, je vais à Paris. Mouais, enfin, normalement. J'ai réservé un aller retour Lille -Paris : départ de Lille à 7h30, arrivée à 8h30. Retour à 20h30 à Lille pour un départ à 19h28 à la gare du Nord. Tranquille. J'avais bien entendu qu'il y avait un préavis de grève quelques jours auparavant mais bon, je m'étais bêtement dit que d'ici là tout serait rentré dans l'ordre. Et non (je reste vigilant mais aux dernières nouvelles ça se poursuit samedi donc croire que le réseau reviendra à la normale le lundi me paraît un peu irréaliste) ! Alors la mission impossible risque de devenir pour le spitz japonais:

 

- attraper un train (le plus tôt possible)

 

- s'il n'y a pas de métro, faire Gare du Nord- Sorbonne à pied en un temps record sachant que je ne vois pas quel est le chemin le plus court (car d'habitude, n'est-ce pas, je prends soit la ligne 4 soit carrément le RER, donc le chemin à pied pour ce trajet je ne le connais pas, vous pensez bien !!!). Espérer en arrivant à la Sorbonne que celle-ci ne soit pas bloquée (j'allais oublier !).

 

 

- Heure de sortie estimée de la Sorbonne (si elle n'est pas bloquée bien entendu): 15h10. Même objectif dans l'autre sens. Faire des achats dans les librairies parisiennes (annulé pour cause de grève). Atteindre la Gare du Nord le plus vite possible.

 

- Monter dans le premier TGV qui retourne à Lille.

 

- Le métro Transpole ne faisant pas grève, apprécier les joies des rames automatisées pour rentrer chez soi.

 

- Dormir et aller travailler le lendemain (forcément dans un sale état).

 

Cher lecteurs parisiens, si vous me lisez, vos suggestions pour traverser cette épreuve de la façon la plus douce qui soit me seraient très précieuses. Si vous avez des idées pour que je réussisse ce challenge, n'hésitez pas à me laisser un commentaire !

 

P.S: envie de faire la route avec moi et de partager avec un spitz japonais cette folle mission impossible ? N'hésitez pas à vous faire connaître !

11.11.2007

Rebondissement dans l'affaire de la pomme

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu'est cette mystérieuse affaire de la pomme, ils peuvent se reporter ici. Parmi les symboles et énigmes  que l'auteur Shahrastani attribue à Socrate,  il y avait cette mystérieuse phrase:

 

 

Ne flaire pas la pomme.

 

 

Le spitz japonais, tout content de lui, avait proposé comme interprétation: Ne sois pas attaché aux choses de ce bas monde.

 

Prudent, il avait ajouté (je me cite, pardon): Bon, c'est une hypothèse ceci dit. Ne crions pas victoire - ce serait trop beau.

 

Je ne croyais pas si bien dire ...

 

Pas plus tard qu'hier je lis chez Ibn Abî Usaibi'a quelques propos attribués à Hippocrate. Il faut savoir que les arabes confondaient (ou ne souciaient pas de distinguer)68a49cb7cffe50be5da8bfbb3f570ac0.jpg Socrate (Suqrat) et Hippocrate (Buqrat) car dans la transcription de leurs deux noms, il n'y a qu'une lettre qui change. C'est pour cela que certains auteurs arabes affirment que le maître de Platon était Hippocrate. Ajoutez à cela que Galien est l'auteur d'un livre intitulé Des opinions d'Hippocrate et de Platon  (oeuvre connue des arabes), vous comprendrez qu'il y a de quoi y perdre son latin, oups, son arabe. Bref, la phrase que je vais citer est certes attribuée à Hippocrate mais peut-être est-elle à rattacher à Socrate :

 

 

Le vin est l'ami de l'homme et la pomme est l'amie de l'âme.

 

 

Vous remarquerez au passage que mon ingénieuse interprétation suggérée la dernière fois ne marche plus. Si la pomme avait été rattaché au corps, j'aurais pu m'en sortir mais non elle est rattachée à l'âme. Et même si l'aphorisme est attribué à Hippocrate, un médecin réputé pour soigner les corps,  l'âme ne peut vu son essence être amie des choses du bas monde, elle doit s'en détacher. Donc voilà, retour à la case départ. Je n'ai plus qu'à continuer mon enquête sur la pomme dans les recueils d'adab de l'époque médiévale.

06.11.2007

"Le goût de l'immortalité" Catherine Dufour

0585208e761f4fe9a53310b0c3d9e46b.jpgPour six euros (ou moins si votre libraire pratique la réduction de 5 %), on peut trouver en librairie un vrai petit bijou. Son titre: Le Goût de l'immortalité.  Achetez-le avant qu'il ne soit plus disponible (les titres en poche ne sont pas éternels non plus), à la limite achetez-le pour le lire plus tard. Vous ne le regretterez pas - foi de spitz japonais.

 

 

La quatrième de couverture nous informe que ce roman a reçu de nombreux prix. On comprendra pourquoi en le lisant (et assez vite d'ailleurs, pas besoin d'attendre la fin du livre pour en sentir sa qualité). Ne sachant comment appâter le lecteur potentiel, la quatrième de couverture (ma bête noire, ceux qui me lisent depuis un moment le savent) vante un roman étrange - comme si les qualificatifs habituels de rigueur (du style: un space opera époustoufflant !) ne pouvaient correctement cerner Le Goût de l'immortalité. C'est déjà un bon premier signe: la quatrième de couverture est embarassée devant l'oeuvre qu'elle est censée vendre.

 

Le Goût de l'immortalité est une longue lettre écrite par une dame âgée qui a un style un peu suranné, précieux mais en même temps élégant avec des formules désabusées et concises comme: "A mon âge la culpabilité, si elle existe, n'est qu'une façon comme une autre de tromper l'ennui". Catherine Dufour affirme avoir pastiché entre autres Les Mémoires d'Hadrien de Yourcenar mais on sent de nombreuses autres influences (j'ai reconnu entre autres Tchouang Tseu), la plus ironique étant , je trouve,  celle des moralistes du 17ème siècle (il y a un petit côté La Rochefoucauld derrière certaines phrases) . Toujours est-il que c'est diablement bien écrit, on se surprend parfois à s'arrêter sur une phrase bien tournée, pleine de finesse et d'esprit - ce qui fait d'ailleurs que la noirceur de l'histoire est en quelque sorte neutralisée par l'écriture (et c'est peut-être ça le goût de l'immortalité, l'antidote aux horreurs que l'on va lire, non ?) .

 

J'ai lu à droite et à gauche que le livre de Catherine  Dufour était noir, qu'il confinait à quelques endroits à l'insoutenable. Moi qui suis une âme sensible  incapable de regarder un film avec un enlèvement d'enfant (on ne se moque pas), j'avoue ne pas avoir trouvé l'histoire si noire que cela. Ou pour être plus exact pas noire au point que j'en vienne à lâcher le livre et à le reprendre le lendemain ou des jours après. Même s'il y a des horreurs qui nous sont racontées (elles nous sont annoncées dès les premières pages du roman), elles sont en quelque sorte neutralisées comme je le disais plus haut par une écriture intemporelle. On se laisse porter par les périodes régulières, parfois un peu académiques, de l'écriture et les horreurs rapportées ont un goût de Sic transit gloria mundi - racontées par un historien plus intéressé par son style que ce qu'il raconte. Pour prendre une analogie qui vaut ce qu'elle vaut, c'est un peu comme quand on lit Suétone nous racontant les perversités de l'un des douze césars - on aurait tendance à oublier que c'est de l'histoire et à le prendre comme un élément de fiction auquel on ne croit qu'à moitié. Il y a un peu de cela dans Le Goût de l'immortalité de Catherine Dufour.

 

Pour rester fidèle à mes habitudes, je ne vous raconterai pas plus le détail de l'histoire, je vous laisse le plaisir de la lecture et de sa découverte. A la différence de Suétone, le roman de Catherine Dufour se déroule ni dans le présent ni dans le passé mais dans le futur. Ce n'est pas évident de bâtir une histoire dans le futur. On risque toujours le ridicule si le moindre élément n'est pas crédible. Or, là, tout est crédible. Celui qui est cultivé dans le domaine de la SF saura reconnaître des variations sur les romans d'anticipation de Brunner ou plus évident  encore Les Monades urbaines de Silverberg, le tout réactualisé avec les dernières inquiétudes écologiques et économiques. Ces variations SF venant s'entremêler à des pastiches littéraires font du livre de Catherine Dufour un point de recontre entre la littérature dite blanche et celle d'anticipation - un objet rare donc comme je vous disais.

 

En bref, plutôt que d'aller acheter aveuglément le dernier prix Goncourt, tentez une aventure à six euros (voire moins), lisez  Le Goût de l'immortalité. Vous ne le regretterez pas.

04.11.2007

Ayé, fini !

556b902b52595cdd8a376c6711350fd1.jpgJ'ai fait un gros effort et j'ai attendu, disons trois jours, avant d'acheter le dernier tome d'Harry Potter. Je crois - sauf erreur de ma part - que cela fait la troisième fois que j'achète Harry Potter en grand format sans même regarder le prix au dos. Je crois que même à 50 euros je l'aurais acheté. C'est dire le degré de dépendance.

 

Je sais qu'il est de bon ton de dire du mal de la "pottermania" et de considérer d'un regard hautain cette horde de jeunes et de moins jeunes qui attendent avec imapatience l'heure fatidique de la sortie du dernier Harry Potter. Je ne suis pas de ceux là et je remercie beaucoup Rowling d'avoir rendu possible cette chose étonnante: que des gens attendent fébrilement la sortie d'un livre. D'un livre, pas d'un film ou d'un jeu vidéo. A une époque où l'image, l'internet, le jeu vidéo est numéro 1 des divertissements, un écrivain a réussi à créer une attente sur la sortie de chacun de ses livres. A supposer que le livre soit mauvais (mais si c'était si vrai pourquoi tant de gens l'attendraient ???), ce serait déjà en soi un phénomène remarquable. Comme en plus, cette série a gagné de tome en tome une épaisseur de plus en plus intéressante, on dépasse le stade de simple phénomène.

 

Je ne dirai rien de l'histoire de ce septième et dernier tome d'Harry Potter. Juste que c'est bien.  Un vrai plaisir pour le lecteur. Un livre qui fait que l'on cesse toutes affaires même pressantes pour se plonger dans une histoire. Un livre qui fait que le matin, à peine réveillé, on pense tout de suite à reprendre le livre que l'on a quitté la veille au soir - et uniquement parce que l'on était vraiment très fatigué. Un livre que l'on ne quitte pas avant d'en avoir lu les dernières phrases. Un livre que l'on regrette une fois terminé. Un livre rare donc.

 

 

03.11.2007

Deepsix de Jack McDevitt chez Le cafard cosmique

a565e793cec5f503c76eac7b6c24ed97.jpgLe spitz japonais aime bien Jack McDevitt mais il a trouvé Deepsix un peu moins bien que Les Machines de Dieu. Il s'en explique . Voilà (ce sera tout pour aujourd'hui, il faut savoir faire bref parfois).

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